Les Polluants Organiques Persistants (POP)



Le Bénin valide son plan National de mise en oeuvre de la Convention de après intégration des observations du PNUE.
cette activité se menera le mardi 03 octobre sous la Direction du Point Focal National de la Convention de Stockholm, Mr Chabi Séké Morakpai. Prendront part à cette réunion tous les autres points focaux des conventions de Rotterdam et de Bâle.


les dégats causés par les POPS au Mali


Les polluants organiques persistants (POP) sont des composés organiques qui, à des degrés
divers, résistent à la dégradation photolytique, biologique et chimique. Les POP sont souvent halogénés et se caractérisent par une faible solubilité dans l’eau et une solubilité élevée dans les lipides, ce qui entraîne leur bioaccumulation dans les tissus adipeux.

Ils sont également semivolatils, ce qui leur permet de se déplacer sur de longues distances dans l’atmosphère.

Il existent différentes formes de POP, tant naturelles qu’anthropiques, mais les POP réputés pour leur persistance et leur bioaccumulation comprennent un grand nombre des insecticides organochlorés de la première génération, comme la dieldrine, le DDT, le toxaphène et le chlordane. Ainsi, plusieurs produits ou sous-produit chimiques industriels, notamment les biphényles polychlorés (BPC), les dibenzo-p-dioxines (dioxines) et les dibenzo-p-furanes (furanes).

Nombre de ces composés ont été ou continuent d’être utilisés en grandes quantités et, en raison de leur persistance dans l’environnement, ils peuvent être bioaccumulés et bioamplifiés. Certains de ces composés, les BPC par exemple, peuvent persister dans l’environnement pendant des années et être bioconcentrés par des facteurs pouvant atteindre 70 000.

Les POP sont également remarquables par leur semi-volatilité, une propriété physico-chimique qui leur permet d’exister sous forme de vapeur ou adsorbés sur des particules dans l’atmosphère, ce qui facilite leur transport sur de longues distances dans l’atmosphère.

Leur persistance et leur semi-volatilité inhabituelles, associées à d’autres de leurs propriétés, font que des composés comme les BPC se retrouvent partout sur la planète, même dans des régions où ils n’ont jamais été utilisés.

Les POP son omniprésents. On en trouve des quantités mesurables sur tous les continents, dans toutes les zones climatiques principales et dans tous les secteurs géographiques importants.

Cela comprend des régions isolées comme en pleine mer, dans les déserts, dans l’Arctique et l’Antarctique, où il n’existe aucune source locale significative et où la seule explication logique de leur présence est le transport sur de longues distances à partir d’autres parties du globe.

On a signalé la présence de BPC dans l’air à des concentrations pouvant atteindre 15 ng/m3, et ce dans toutes les parties du monde; dans les pays industrialisés, les concentrations peuvent être supérieures de plusieurs ordres de grandeur. On a également signalé la présence de BPC dans la pluie et la neige.

Les POP appartiennent à deux sous-groupes importants : les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les hydrocarbures halogénés.

Ce dernier groupe comprend plusieurs composés organochlorés qui sont considérés depuis longtemps comme les plus résistants à la dégradation et qui ont été produits, utilisés et rejetés en grandes quantités.

Ces dérivés chlorés sont généralement les plus persistants de tous les hydrocarbures halogénés. En général, on sait que plus les BPC comportent d’atomes de chlore, plus ils ont tendance à s’accumuler; de même, les BPC les moins chlorés sont plus faciles à métaboliser et à excréter.

Les humains peuvent être exposés aux POP par leur alimentation, des accidents du travail et l’environnement (y compris à l’intérieur). L’exposition aux POP, qu’elle soit aiguë ou chronique, peut être associée à une foule d’effets nocifs, et même à des maladies et à la mort.

Des recherches en laboratoire et des études d’impact sur l’environnement naturel ont associé les POP à la perturbation du système endocrinien, au dérèglement de la fonction de reproduction et du système immunitaire, à des troubles neurocomportementaux et au cancer. Plus récemment, certains POP ont également été associés à une baisse de l’immunité chez les enfants et à une augmentation concomitante des infections, à des anomalies du développement, à des troubles neurocomportementaux, ainsi qu’au cancer et à l’induction ou à la promotion de tumeurs.

Certains auteurs considèrent également que des POP peuvent représenter un facteur de risque important dans l’apparition du cancer du sein chez les humains.